Nous sommes au 19e siècle où nous suivons les péripéties d’un garçon qui s’amuse à mentir continuellement, sans aucune considération des conséquences.
Ceci aurait pu facilement n’être qu’une autre morne fable morale sans originalité, mais nul n’en est le cas. On retrouve ici le génie subversif du scénariste de « Toto l’ornithorynque » qui réussit encore à aller au-delà des conventions parfois étouffantes de la littérature de jeunesse. Les peintures de Nathalie Bodin apportent aussi leur part de magie avec leurs grands espaces et leurs couleurs douces et sombres.
À cause de ses nombreux mensonges, Gus se voit chassé se sa maison familiale à Philadelphie pour se retrouver dans les plaines sauvages de l’Ouest américain chez son oncle Gus, fermier de profession. Il y fait la rencontre d’un étrange garçon qui s’est dessiné des moustaches en cire à chaussure et ils deviennent vite meilleurs amis. Mais cet ami, baptisé Moustaches par Gus, n’apprécie guère les mensonges de Gus car ils sont souvent méchant. Ces mensonges iront même jusqu’à provoquer une guerre indienne - ou presque - et à attirer la convoitise d’une bande de dangereux bandits sans scrupules. Mais, finalement, Gus n’est pas le seul menteur dans cette histoire et il doit finalement se rend compte que « Les tromperies sont toujours plus cruelles quand elles sont faites à vos dépens... »





