Bande Annonce de Kimiko aux Enfers

J’ai produit cette vidéo avec Sony Vegas Movie Studio 9. Le logiciel m’en a fait baver car il impose des contraintes pas très intuitives, mais j’ai fini par trouver les solutions que je cherchais. Un jour j’aurai peut-être les moyens d’acheter Adobe Premiere!

Résumé de l’éditeur:

Couverture de Kimiko aux EnfersPrise au milieu d’un conflit millénaire entre les dieux de l’Olympe, Kimiko doit traverser les Enfers grecs et trouver le moyen de sauver l’âme de ses parents, injustement condamnés à une après-vie qui n’est pas la leur. Armée seulement de son courage et de son téléphone, elle devra faire face aux monstres terrifiants, aux hordes d’âmes désespérées, et aux dieux à bout de nerfs qui se dresseront sur son chemin.

C’est ainsi que commence une vaste épopée qui explore la collision entre le monde des légendes et le nôtre.

Mon entrevue chez Le Patelinant

Couverture de Kimiko aux EnfersJ’ai récemment eu l’honneur d’être interviewé par Alain Touffait, de l’excellent blogue littéraire Le Patelinant, à propos de mon roman Kimiko aux Enfers.

Voici un extrait de cette entrevue:

Le Patelinant : Toi qui entres ici, abandonne toute espérance ! Puisqu’il faut bien commencer par quelque part, jouons les inconscients et mélangeons Dante, le Christianisme, la Grèce et la mythologie, ce sera tout de suite plus sérieux. Il faut après tout une bonne raison pour se trouver en Enfers, l’ignorance en fait très certainement partie. Mais vous, Thierry Gagnon, pourquoi ce thème si ancien et, surtout, pourquoi les Enfers grecs ?

Thierry Gagnon : Le cœur de cette histoire a émergé il y a plus de 25 ans, de la tête de mon copain Mathieu Pigeon, telle Athéna naissant du front de Zeus toute armée et habillée. En fait, je blague car il y a quand même eu un processus créatif qui, de la première étincelle à la publication de Kimiko aux Enfers a duré plus de 25 ans !

Mathieu et moi s’étions connus lors de nos études collégiales. Nous étions tous deux fans de bandes dessinées et il en avait produit une pour notre cours de mythologie mettant en vedette Prométhée. Dans cette histoire, il faisait des liens entre le mythe de Prométhée et l’histoire de Jésus, notamment l’amour que portait Prométhée envers l’humanité et le sacrifice ultime qu’il avait payé pour avoir donné le feu céleste aux hommes. C’était un thème que nous avions trouvé très intrigant et qui donnait une nouvelle dimension à nos yeux au personnage de Prométhée, lui qui était normalement relégué aux marges de la culture populaire. Nous en étions même arrivés à penser que en donnant le feu céleste aux hommes, Prométhée leur aurait en fait donné la raison, ce qui le mettait en opposition avec les autres dieux (qui d’ordinaire demandent une adoration aveugle), faisant de lui un dieu athée. Quel paradoxe !

Mathieu m’a alors invité à développer avec lui un concept de bande dessinées mettant en scène Prométhée et les dieux olympiens dans le monde moderne. Mathieu élabora le concept de la Grande Barrière que Prométhée aurait érigé pour bannir les dieux du monde des humains et la guerre civile qui s’ensuivit. Notre histoire débuterait alors au moment ou les dieux commenceraient à revenir après leur long exil.

Sur cette base, nous avons rapidement établi le squelette de base de la grande saga de Renaissance, dont Kimiko aux Enfers allait être le premier chapitre. Dans les années qui ont suivi, nous avons étoffé la trame narrative et nous avons développé la psychologie des personnages, jusqu’à dessiner des esquisses des premiers épisodes. Le projet s’est depuis transformé en une série de romans, mais la trame principale a étonnamment peu changé.

Concernant les Enfers, j’étais fasciné par ce que Mathieu me racontait sur la conception de l’après-vie dans la Grèce antique, car elle était très différente de la vision judéo-chrétienne avec laquelle nous étions plus familiers. J’étais particulièrement intéressé par le concept qu’elle ne promettait pas de bonheur éternel, ni de punitions particulières pour la majorité des gens. Seule une certaine « élite » pouvait bénéficier d’un traitement plus agréable ou horriblement plus pénible. J’y voyais là le reflet (encore trop souvent actuel) d’une société ou les démunis n’avaient pas plus d’opportunité dans la mort que dans la vie. C’était particulièrement évident avec la tradition de l’obole, la pièce d’argent nécessaire pour payer Charon afin de traverser le Styx. Je trouvais aussi très cocasse que Hadès, le maître des Enfers, ait été roulé par son frère Zeus lors du partage du pouvoir et qu’il se soit retrouvé avec le territoire le moins désirable de tout l’univers. Je me suis beaucoup amusé à imaginer quel genre de ressentiment brulait au cœur de ce qui demeurait un des dieux les plus importants (mais détestés) de l’Olympe.

:: La suite sur le site Le Patelinant!

Merci à Alain pour cette belle expérience!

Trois belles critiques pour Kimiko aux Enfers

Couverture de Kimiko aux EnfersMon livre Kimiko aux Enfers semble bien apprécié des blogueurs!

Les Plumes Baroques (anciennement Les Petites Plumes) ont écrit:

Je vous laisserai découvrir le contenu de ce livre qui est pour moi une réelle merveille, une belle découverte qui m’aura passionné de bout en bout. L’aspect mythologique est fort bien utilisé dans un contexte contemporain, apporté notamment par Kimiko, à la personnalité rebelle et insolente mais également très drôle, ainsi qu’à sa relation avec Prométhée, devenu son gardien dans le monde des Enfers.

Le style d’écriture est fluide, Thierry Gagnon nous fait profiter de sa belle plume et nous conte une histoire envoûtante. Je ne peux que le conseiller et je suis impatient de découvrir la suite car Kimiko aux Enfers n’est que le tome 1! Que va-t-il arriver à Prométhée ? Kimiko pourra-t-elle s’échapper des Enfers ? La suite pourra sans nul doute nous éclairer à ce sujet .

:: Lire la suite sur le blog Les Plumes Baroques.


Alain Touffait du blogue Le Patelinant a écrit:

La conception grecque de l’après-vie est tout aussi captivante par sa différence et son éloignement historique. Thierry Gagnon personnalise pourtant cette conception et ne se contente pas de l’adapter à son histoire. À travers une fidélité de la mythologie quasiment pédagogique, il provoque des bouleversements sur le Mont Olympe pour une remise au goût du jour agréable. La quête de Kimiko, qui cherche à la fois à s’échapper des Enfers et à sauver l’âme de ses parents, apparaît comme le fil conducteur de quelque chose de beaucoup plus grand et de beaucoup plus menaçant. L’histoire se présente comme une introduction, mais comme une introduction réussie qui donne le goût d’aller plus en avant.

J’ai beaucoup aimé: 4/5

:: Lire la suite sur le blog Le Patelinant.


Mario Giguère du blogue La Horde Geek a écrit:

Il est toujours un peu délicat de juger du mérite d’un roman lorsqu’il est le début d’une saga dont on ne connait pas la longueur et qui n’a pas de conclusion, à proprement parler, dans ce premier livre. Il n’en demeure pas moins que Thierry Gagnon accroche le lecteur avec une histoire vraiment pas banale.

Cette petite fille du 21ème siècle, accroc à son téléphone et ses textos, ne connait en effet rien des dieux d’une olympe qu’elle rencontre. Ceux que l’on rencontre sont en furie contre les hommes qui les ont oubliés. Le langage est loin des déités ampoulées que l’on peut imaginer, pensez à une remise à jour qui n’est pas sans humour, parfois acide, toujours mordant. Le contraste entre ces personnages dramatiques et la naïveté de Kimiko, qui se demande longtemps si tout cela n’est pas un mauvais rêve, est la force du roman, tout comme la nouvelle mythologie créée pour des dieux loin des peplums d’Hercules. Je n’ai d’ailleurs pas été sans penser à quelques occasions à la série télévisée Xena et son regard neuf et souvent enjoué sur les anciens dieux grecs. Le potentiel est énorme, reste à voir ou se dirigera Gagnon. Beau départ. Vivement la suite.

:: Lire la suite sur le blog La Horde Geek.


Et voici une quatrième critique en BONUS!

Monique Beaudoin, directrice d’école à la retraite, a écrit:

Ce roman est un petit bijou ! C’est le récit fantastique de Kimiko, une ado et petite effrontée, qui se retrouve en voyage en Grèce avec ses parents et qui se voit catapultée dans un drame.

Ses parents sont tués par le dieu Hermès. Elle passe à deux pas de la mort mais est protégée par Prométhée, un autre dieu. Elle sera cependant entraînée dans les Enfers afin de tenter de sauver l’âme de ses parents.

Je trouve que c’est un excellent livre pour faire réfléchir les ados sur les effets de leurs comportements de défiance et de leurs effronteries. J’ai adoré.

Ma note: 4,8/5

Couverture de Kimiko aux Enfers


Merci beaucoup aux Petites Plumes, au Patelinant, à la Horde Geek et à Monique pour leurs encouragements!

Kimiko aux Enfers est disponible en format numérique et papier. 

Crédit photo: Garrett Gill

 

Mémoires d’une mouche égarée, de Laurent Lemay

Préambule

Mémoires d'une mouche égaréeAvant d’aller de l’avant avec ma chronique sur ce roman, il y a deux points que je tiens à préciser:

Mémoires d’une mouche égarée est une autobiographie romancée. Dans cette chronique, je vais parler de l’histoire du roman, sans chercher à juger ni critiquer ce qui pourrait correspondre à la vie de l’auteur.

Ce livre a été publié par NUM Éditeur, chez qui mes romans ont aussi été publiés. Je me permets d’en faire une critique, car j’ai aimé ma lecture et j’y ai trouvé de nombreux parallèles avec ma proche démarche littéraire.

Drogue, alcool, sexe, et nihilisme

Mémoires d’une mouche égarée, de Laurent Lemay, est le récit d’un jeune homme sans but qui ne réussit à exister qu’à travers une incessante série d’excès.

Passant (et repassant) d’une fille plus ou moins anonyme à une autre, le narrateur assomme ses sens à coups de bouteilles et de lignes. Cette automédication est nécessaire afin de pouvoir survivre une crise existentielle : comment s’approcher des autres tout en détestant l’humanité? Comment s’aimer quand l’amour est mort?

Le narrateur cherchera une part de joie dans une sexualité débridée, des fêtes éclatées entre copains, la liberté d’une vie sans responsabilité et, ultimement, en se sublimant à travers l’écriture et l’art. Au passage, il fera plusieurs rencontres féminines d’âges et états d’ébriété divers, chacune représentant une occasion manquée d’apprendre une leçon.

La nostalgie de la boue

La boueLe comportement du protagoniste de Mémoires d’une mouche égarée est bien loin de ma propre expérience. Sa vie sent le cendrier, le fond de bière, la coke, et la croupe de multitudes de femmes. Pourtant…

Pourtant, le roman de Laurent Lemay a beaucoup en commun avec La boue, mon premier roman. Cela peut paraître étrange, voire égocentrique, mais tout le long de ma lecture du roman de Laurent Lemay, je percevais des échos du mien, et je ne peux m’empêcher d’écrire mon appréciation de l’un en traçant des parallèles avec l’autre.

Le hasard a voulu que ces deux livres aient été publiés chez NUM Éditeur à quelques jours d’intervalle (mai/juin 2015). Aussi, par coïncidence, leurs couvertures partagent le motif d’une silhouette d’un arbre partiellement cachée par de l’eau (une flaque pour l’un et des gouttes de pluie pour l’autre). Autre point en commun : Laurent a écrit son livre à 21 ans, le même âge que j’avais lorsque j’ai entamé l’écriture La boue, quelques années avant la naissance de Laurent!

Mais les liens que je perçois ne sont pas que superficiels. Dans ces deux livres, les auteurs s’ouvrent sans pudeur et mettent sur la table leurs émotions à vif. Leur écriture partage aussi une musicalité poétique et des élans lyriques délirants qui permettent d’injecter de la beauté dans les situations les plus glauques.

Particulièrement, à mon avis, ces romans partagent le thème de la « nostalgie de la boue », une expression qui signifie un désir de régression et de dégradation. Tout comme le protagoniste de La boue, le narrateur de Mémoires d’une mouche égarée semble chercher à disparaître dans une suite dans fin d’expériences sordides frôlant l’auto-destruction, tout en étant porteur d’une quête de liberté, de vie, et d’amour.

Durant l’écriture de La boue, je me disais que le monde surréaliste que j’y décrivais pourrait représenter l’univers intérieur d’une personne active dans le monde réel. L’univers absurde du narrateur de la boue, ses actions et ce qui lui arrivait, tout cela pourrait être des représentations abstraites et symboliques de la vie d’une vraie personne dans le vrai monde. En lisant Mémoires d’une mouche égarée, j’y voyais un exemple de ce que cette « vraie » vie aurait pu être; cette fuite vers le vide, cette crise existentielle face à une vie dépourvue de sens, cette blessure profonde, et ce manque d’amour — tout y est.

En conclusion, j’ai bien aimé ma lecture et je suis content de partager le catalogue de NUM Éditeur avec un jeune auteur aussi talentueux.

Résumé de l’éditeur

Mémoires d’une mouche égarée est une autobiographie romancée. On y trouve des scènes d’une légèreté planante, d’une lourdeur suffocante, d’un humour alarmant ou bien d’une tristesse attendrissante. Le style déjanté de ce livre est la parfaite expression des pulsations de notre temps. Avec une brutalité amère, la plume de Laurent Lemay aborde quelques sujets comme : la société, le matérialisme, l’amour, le pouvoir et la morale. Comme le souligne l’auteur avec conviction : « En me lisant, le lecteur ne pensera pas à sa tarte qui est au four. »

Liens

  • Mémoires d’une mouche égarée et La boue sont disponibles en format digital (ebook) sur iTunes, Android, Kindle, Kobo et plusieurs autres, ainsi qu’en format papier. Visitez le site de NUM Éditeur pour savoir comment vous les procurer.
  • Visitez le blogue de Laurent Lemay pour y trouver de savoureuses histoires courtes dans des thèmes similaires à Mémoires d’une mouche égarée.

Crédit photo: Newtown grafitti

Lancement de mon nouveau blogue: Thierry Gagnon, Auteur

Bienvenue à la nouvelle mouture de mon blogue. La mission principale de ce site sera d’appuyer mes activités d’auteur tout en continuant de partager mes intérêts avec vous.

La version précédente de mon blog a été archivé à cette adresse archives.thierrygagnon.com/2015/. J’irai surement y puiser du matériel dans les mois à venir pour rééditer ici.

Sur le site Internet Archive/The Wayback Machine, vous pouvez aussi naviguer les archives (partielles) de mon site depuis son premier lancement en 1999, il y a 16 ans!

 

Credit photo: Nana B Agyei