Conan le Barbare – Surmonter mes préjugés


Blogue, Chroniques BD, Chroniques littéraires / dimanche, janvier 27th, 2019

Jour 2 : Dix jours, dix livres ayant eu sur moi un impact, quelle que soit l’époque.

Après RAHAN, restons dans le registre du fantastique viril avec CONAN LE BARBARE !

Couverture de la version originale de « La vengeance du chien noir »

Tout jeune, durant les années 80, je me méfiais des BD de super héros américains, les trouvant bêtes, machos et inutilement violents. Ces préjugés ont été démolis le jour où, feuilletant un recueil que j’avais acheté pour les BD « Archie » qu’il contenait que je découvris « La vengeance du chien noir ». (Les éditions Héritage rassemblaient leurs BD américaines invendues dans des recueils hétéroclites vendues à bon marché et, oui, j’ai eu ma période ARCHIE. 😉)

Tour d’abord, j’ai été frappé par l’élégance fluide des dessins de Barry Smith (maintenant Barry Windsor Smith, un des grands maîtres de la BD). J’ai été particulièrement fasciné par la page titre, avec ce Conan aux muscles bandés, le visage crispé par la détermination, entouré de courbes de toutes sortes, que ce soit ses cheveux, les cordages, les coques des bateaux et les vagues, le tout minutieusement détaillé.

Illustration pour la couverture de Conan Saga #4

Ce mélange de virilité et de délicatesse était loi de l’image que je me faisais de ce genre. L’histoire elle-même, écrite par Roy Thomas, reflétait aussi cette sensibilité, avec la description de l’assaut sauvage et tragique d’une ville par une armée étrangère. Mais ce fut la surprenante mélancolie dans laquelle baignait le récit qui frappa mon esprit. Conan, malgré sa force, n’était qu’un mercenaire parmi tant d’autres, méprisé par les soldats réguliers. Son seul compagnon, Fafnir, touché par une flèche (les vrais hommes ne se battent pas de loin !) doit se faire amputer un bras. Pour finir, Conan finit par se battre contre des squelettes animés, alors que la magie le rend si inconfortable (les vrais hommes n’utilisent pas les sorts pour se battre !)

L’amitié entre soldats et le prix de la guerre

C’est à travers cette histoire que l’univers de la BD américaine s’ouvrit à moi. C’est aussi elle qui m’inspira à créer mes premiers albums de BD (très amateurs !) avec mon personnage « Conar le bâtard ».

C’est aussi à travers ces séries que je finis par lire en anglais. Merci Barry ! Merci Roy ! Merci Héritage !

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.